1 juin 2009

À l'assaut de votre propre Everest

"Faire son empreinte dans le monde, c'est difficile. Si c'était facile, tout le monde le ferait. Mais ce ne l'est pas. Ça prend de la patience, ça prend de l'engagement, et c'est accompagné de plusieurs échecs en cours de route. La vraie épreuve n'est pas de savoir si vous évitez les échecs, parce que vous n'y échapperez pas. C'est si vous laissez les échecs vous paralyser par la honte ou par l'inaction, ou si vous en tirez des leçons et que vous décidez de persévérer."
- Barack Obama



À lire, à voir et à écouter les médias populaires, je comprends pourquoi les gens ont une image de la réussite comme un destin qui se réalise de façon magique. C'est comme si pour conquérir une montagne, tout ce qu'on fait c'est de prendre la gondole qui nous transporte au sommet de façon directe, confortable, sans douleur ni sueur. Pour réaliser ses rêves, achetez votre billet de loto...et tous les billets sont gagnants bien sûr...ouais.

Suivez les récits de ceux qui se fixent comme objectif d'atteindre le sommet du mont Everest, tel que l'aventurier québécois Maxime Jean ( www.maximejean.com). Une expédition en altitude requiert l'établissement de plusieurs camps à différentes altitudes. Les alpinistes séjournent au camp de base pour s'acclimater à l'altitude, puis ils partent vers un camp un peu plus haut. De ce nouveau camp, ils font quelques randonnées plus haut pour se familiariser et s'entrainer, toujours revenant au camp, avant de procéder au prochain. Des fois un membre de l'expédition doit revenir à un camp inférieur, pour des raisons comme le mal de l'altitude, les engelures ou d'autres problèmes médicaux ou logistiques. Ce n'est qu'après plusieurs jours, lorsque les conditions sont parfaites, qu'ils font l'assaut du sommet.

Créer des résultats se fait de la même façon. On monte un peu, on atteint un plateau qui nous permet de reprendre nos forces, d'établir nos systèmes, d'ajuster nos standards et nos frontières, puis on part vers le prochain campement. Des fois il faut retourner à un camp inférieur, on manque d'énergie, de ressources, ou les conditions ne sont pas favorables au progrès. Des fois il faut abandonner la piste, car il y a une crevasse trop profonde ou trop large pour traverser en sécurité. Des fois il faut changer d'équipement ou d'équipiers. Et des fois on peut avoir le sommet en vue, mais il faut abandonner le progrès, revenir à la base, et remettre ses rêves pour une autre année ou une autre décennie.

Méfiez-vous des histoires de Cendrillon, du succès acquis rapidement sans obstacle. Car un résultat sans effort, sans douleurs, sans larmes, sans ces moments qui provoquent la fébrilité ou le doute de soi, c'est un résultat qui n'est pas durable. Il n'y a pas de honte à l'échec, car l'échec n'existe que si on le laisse nous paralyser et nous démoraliser.

Les vraies leçons de la vie se vivent lorsqu'on développe le courage, la ténacité et la persévérance pour surmonter les difficultés et transformer notre passion en quelque chose de durable qui crée un changement positif autour de soi.

Persévérez. L'aventure se vit dans le trajet et non pas à la destination.


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