18 janvier 2008

Le pouvoir de l'exécution instantanée

Dans le Journal de Québec du vendredi 18 janvier (p.16) un article discute du fait que la compagnie informatique Apple a le vent dans les voiles. Une phrase m'a frappé:
"Contrairement aux autres entreprises du même genre, Apple ne parle pas de ses développements; la compagnie passe d'abord à l'exécution, puis, elle en parle."
J'ai remarqué cette idée, car même si je suis un fan des produits Apple (je possède un nouveau MacBook), je suis d'accord que la compagnie n'a pas nécessairement le monopole sur l'innovation. Donc qu'est-ce qui fait que Apple jouit d'une grande notoriété de ce temps-ci?

Il y a un aspect en particulier qui distingue Apple des autres compagnies, quel que soit leur domaine. Que ce soit le Ipod, le Iphone ou le nouveau MacBook Air, c'est vrai que Steve Jobs, le PDG de Apple, en fait l'annonce et puis c'est disponible immédiatement, ou presque.

Cet "exécution instantanée" fait que chaque annonce de M. Jobs est tant attendue, parce qu'on sait qu'il va livrer tout de suite. Que le produit soit "le meilleur" ou pas (puisque c'est souvent une question de goût personnel), c'est certain que ça vend.

Le cas du lancement du Iphone est particulièrement intéressant, car les rumeurs circulaient depuis longtemps que tel gadget était en développement. Mais Apple resta presque muet sur le sujet, jusqu'au discours du dévoilement en janvier 2007 (vidéo YouTube ici)... avec l'annonce "Disponible immédiatement". Wow! Ce n'est pas pour rien que 4000000 ont été vendus en 90 jours, puis le Iphone détient maintenant une part important du marché des téléphones mobiles aux États-Unis... Encore plus intéressant puisqu'il se vend beaucoup plus cher que ses rivaux, et ne peut être activé que par une compagnie de cellulaire.

Le fait que Apple exécute sans tarder donne à l'entreprise un positionnement de leader mondial. L'exécution instantanée fait très bonne impression dans ce monde de grands parleurs-petits faiseurs...

Ce n'était pas toujours de même chez Apple. Durant la période que Steve Jobs était hors de l'entreprise, une succession de PDG sont tombé dans le piège de promettre de quoi, mais de ne pas livrer. Le retour de Steve a instauré la discipline de l'exécution pour que l'entreprise retrouve sa primauté.

La leçon pour le solopreneur: Si vous promettez de quoi, faites tout ce que vous pouvez pour livrer le plus rapidement possible. Évitez de remettre à plus tard la date de livraison. Ça n'a pas besoin d'être parfait... ça a besoin d'être fait.

L'exécution instantanée que démontre Steve Jobs fait preuve des quatre compétences du succès: la Clarté, la Conviction, la Confiance et le Courage. Car pour livrer instantanément, il faut être bien préparé, en termes de vision, de développement, de systèmes et aussi d'audace. Tous des indications d'un vrai leader.

C'est en maîtrisant l'exécution instantanée que vous pouvez démontrer votre leadership et continuellement devancer vos compétiteurs.

"Je me place où sera la rondelle, pas où elle a été." - Wayne Gretzky
('I skate to where the puck is going to be, not where it has been')
... discours de Steve Jobs lors du lancement du Iphone, 2007

17 janvier 2008

Microséminaire "De la Passion au Profit" dimanche 20 janvier à Québec

Je suis curieux d'entendre votre avis... selon vous, est-ce possible de réussir avec votre projet d'entreprise sans vendre votre âme? Le faites-vous présentement?

Venez faire l'exploration de cette idée en participant au Micro-Séminaire qui aura lieu ce dimanche 20 janvier à Québec

"De la Passion au Profit:
Le chemin du succès de l'entrepreneur"


avec Coach Davender Gupta
Institut Visioneering

Présenté en collaboration avec NETWORK-BOUTIQUE.COM

Croyez-vous que le seul moyen de réussir est de se grincer les dents et de se débrouiller par soi-même, au coût de votre santé, votre famille, votre bonheur et votre estime de soi? Vendez-vous à rabais votre temps, vos talents et vos énergies pour faire avancer les idées, les rêves et les visions des autres, tout cela au prix de mettre vos propres rêves en attente? Souhaiteriez-vous plutôt générer des revenus et des profits à la hauteur de vos talents et de vos passions? Grâce à un processus structuré qui fusionne les concepts de leadership personnel avec une approche avant-gardiste du succès en affaires, vous allez découvrir l'âme de l'entrepreneur en vous!

Les points de discussion:

- La révolution de l'"entrepreneuriat 2.0"
- Les quatre dimensions de l'entrepreneuriat
- Comment aligner passion et profit pour créer un succès durable
- Comment créer du profit en tout temps, peu importe l'état de l"économie
- Comment attirer les clients qui aiment ce que vous offrez
- Comment utiliser ces concepts pour créer des résultats immédiats

Québec : dimanche 20 janvier 2008
Heure : accueil 12h30, activité 13h00 à 17h00
Endroit : Pavillon Desjardins, local 2326, Université Laval, Québec
Coût (taxes en sûs)
70$ membre Network-Boutique (-% de commissionnement)
99$ non membre

L'INSCRIPTION en ligne est recommandée: www.institut-visioneering.com/microseminaires

(Cette session sera offerte à Montréal le 26 février, l'inscription sera disponible sous peu)

Note: Cette formation est aussi une introduction à l'Expérience "De la Passion au Profit", un cours intensif de douze semaines avec objectif de mener votre projet d'affaires à un plus haut niveau. Pour informations supplémentaires, voir www.passionauprofit.com

J'espère vous voir ce dimanche au Micro-Séminaire!

succès

-davender

Logo Network-Boutique Logo Institut Visioneering

16 janvier 2008

Une pensée à propos des intentions

" Ce n'est pas assez de planifier de quoi - il faut quand même que ce soit fait; pour que l'intention puisse devenir une réalité, on doit lancer l'opération avec énergie."
- Walt Kelly (1913-1973, auteur de bandes dessinées)
Maintenant que nous sommes rendus à la mi-janvier (déjà!), quelles bonnes intentions attendent de l'action de votre part? Quel geste pouvez-vous accomplir dès maintenant pour créer du mouvement vers les résultats que vous voulez?

Lire la suite de mon bulletin courriel hebdomadaire ici

14 janvier 2008

Québécois et Québécoises, affichons notre fierté pour notre ville!

Dans la section Carrefour des Lecteurs du journal "Le Soleil" d'aujourd'hui (14 janvier, p.23, bas de page), les deux lettres publiées décriaient le manque de visibilité à propos du 400e de Québec.

Où sont les panneaux, les bannières, les macarons, les autres signes de l'engouement de la population pour cette célébration du 400e?

Ou est-ce que c'est, comme dit une correspondante, "On a l'impression que les Fêtes sont une suite de spectacles en plein air!"

Ce qui me fait penser, peut-être pourrions-nous commencer une campagne "ruban orange", quelque chose que les résidents de la Capitale Nationale pourront porter fièrement en tout temps? Les Québécois(es) de partout au Québec pourraient l'arborer pour montrer leur attachement à leur ville favorite...

Qu'en pensez-vous?

Pourquoi les gens ont des attitudes bizarres à propos de l'argent

Un article fascinant dans le Los Angeles Times par Michael Shermer fait l'exploration de nos attitudes et de nos émotions concernant les finances.

Le tout peut se résumer dans la question: "pourquoi avons-nous tendance à jouer pour ne pas perdre, au lieu de jouer pour gagner?"

Lien vers l'article original sur LATimes.com (anglais, inscription gratuite requise)
Lien vers la page sur Michael Shermer sur Wikipedia (français)
Lien vers la page sur Michael Shermer sur Wikipedia (anglais)
Lien vers le site de Michael Shermer (anglais)

Voici l'article (traduction informelle):
Pourquoi les gens ont des attitudes bizarres à propos de l'argent

La théorie de l'évolution peut expliquer plusieurs de nos attitudes étranges concernant les finances.

Par Michael Shermer
(traduction par Davender Gupta)
LATimes.com (inscription gratuite requise)

13 janvier 2008

Préféreriez-vous gagner 50000 $ par année alors que d'autres personnes font 25000 $, ou préféreriez-vous gagner 100000 $ par année, alors que d'autres personnes en font 250000 $? Supposons pour l'instant que les prix des biens et des services demeurent les mêmes.

Étonnamment - stupéfiant, en fait - la recherche montre que la majorité des personnes choisissent la première option, ils préfèrent faire deux fois plus que les autres, même si cela signifie gagner la moitié de moins que ce qu'ils pourraient avoir. Irrationnel, n'est-ce pas?

Ce résultat est l'une parmi des milliers d'expériences dans les domaines des sciences de l'économie comportementale, de la neuroeconomique et de l'économie évolutive, démontrant de façon conclusive que nous sommes tout aussi irrationnels à propos de l'argent que nous sommes dans la plupart des autres aspects de notre vie. Dans ce cas, le classement par rapport au statut social relatif triomphe sur la situation financière absolue. Voici une autre expérience de pensée. Préférez-vous être A ou B?

A fait la file au cinéma. Lorsqu'il arrive à la caisse, on lui dit que, comme il est le 100000e client du théâtre, il vient de gagner 100 $.

B fait la file à un autre théâtre. L'homme devant lui dans la file gagne 1000 $ pour être le millionième client du théâtre. Monsieur B gagne 150 $ pour se trouver derrière cette personne.

Contraire à toute attente, la plupart des gens ont dit qu'ils préféreraient être la personne A. En d'autres mots, ils préfèrent renoncer à 50 $ dans le but d'atténuer le sentiment de regret qui vient de ne pas pouvoir gagner le 1000$. Essentiellement, ils étaient prêts à payer 50 $ pour de la thérapie afin de calmer leur regret.

Le regret s'inscrit dans le cadre d'un effet psychologique connu sous le nom de "l'aversion à la perte" (anglais: "loss aversion"). Les recherches montrent qu'avant de courir un risque dans un investissement quelconque, nous devons avoir l'assurance que le potentiel de gain est le double de la perte possible, parce que l'expérience d'une perte est deux fois plus mauvaise que l'expérience d'un gain. C'est bizarre et irrationnel, mais c'est comme ça.

Aussi humain que cela puisse paraître, l'aversion à la perte semble être un trait que nous avons hérité génétiquement parce qu'elle se retrouve dans d'autres primates, comme les singes capucins. Dans une expérience de 2006, ces petits primates ont reçu 12 jetons qu'ils étaient autorisés à échanger avec les expérimentateurs soit pour les tranches de pomme ou de raisin. Dans une première procédure, les singes ont eu la possibilité de troquer un des jetons avec un scientifique pour un raisin et avec un autre expérimentateur pour les tranches de pomme. Par exemple, un singe de l'épreuve a troqué sept jetons pour les raisins et cinq jetons pour les tranches de pomme. De cette façon, un niveau de référence a été établi pour chaque singe de sorte que les scientifiques savaient les préférences de chacun.

Les expérimentateurs ont alors changé les conditions. Dans une deuxième procédure, les singes ont reçu des jetons supplémentaires, pour découvrir que le prix de l'un des articles a doublé. Selon la loi de l'offre et la demande, les singes doivent maintenant acheter plus de la nourriture relativement bon marché et moins de la nourriture relativement coûteuse, et c'est précisément ce qu'ils ont fait. Jusqu'à présent, de façon rationnelle. Mais dans une autre procédure au cours duquel les conditions expérimentales ont été manipulées de manière à ce que les singes avaient le choix soit de 50% de chances d'une gratification ou de 50% de chances de perdre, les singes étaient deux fois plus défavorables à la perte qu'ils étaient motivés par le gain.

Remarquable! Les singes démontrent la même sensibilité aux changements de l'offre et la demande et les prix que les humains, ainsi que de démontrer un des plus puissants effets du comportement humain: l'aversion à la perte. Il est extrêmement peu probable que ce trait commun aurait évolué de façon indépendante et en parallèle entre plusieurs espèces de primates à des moments différents dans l'histoire et à des endroits différents sur la planète. Au lieu de cela, il y a une origine évolutionnaire pour ces préférences et ces préjugés, et ces traits ont évolué dans un ancêtre commun aux singes, et les humains, et ont été ensuite transmis à travers les générations.

S'il y a des analogies entre les comportements humains et les autres primates, le mécanisme sous-jacent du cerveau pour diriger le choix des préférences remonte très certainement à un ancêtre commun de plus de 10 millions d'années. Pensez-y: il y a des millions d'années, la psychologie du classement social relatif, de l'offre et de la demande et l'aversion au risque économique a évolué dans les premiers primates commerçants.

Cette recherche contribue grandement à décrédibiliser l'un des plus grands mythes dans l'ensemble de la psychologie et l'économie, connue sous le nom de "Homo economicus". C'est la théorie selon laquelle l'«homme économique» est rationnel, s'auto-maximise et fait des choix efficaces. Mais pourquoi en est-il ainsi? Compte tenu de ce que nous connaissons aujourd'hui à propos de comment nous sommes irrationnels et émotifs dans tous les autres aspects de la vie, pourquoi serions-nous soudainement devenus rationnel et logique lors des achats ou des investissements?

Considérons un exemple plus expérimental pour prouver ce point: le jeu de l'ultimatum. On vous donne 100 $ à partager entre vous et votre partenaire de jeu. Quelle que soit la division de l'argent que vous proposez, si votre partenaire l'accepte, vous gardez chacun votre part. Si, par contre, votre partenaire refuse votre proposition, ni un ni l'autre reçoit sa part.

Combien devez-vous offrir? Pourquoi ne pas proposer une division 90 $ - 10 $? Si votre partenaire est un joueur rationnel, agissant par intérêt pour maximiser son argent - l'incarnation même de l'homo economicus - il ne va pas refuser une dix piastres gratuite, n'est-ce pas? Pourtant, c'est exactement ce qu'il fera. Les recherches montrent que les propositions qui offrent beaucoup moins qu'une division $ 70 - $ 30 sont généralement rejetées.

Pourquoi? Parce qu'elles ne sont pas équitables. D'après qui? D'après l'émotion morale de l'"altruisme réciproque", qui a évolué lors de l'ère paléolithique pour exiger l'équité de la part de nos partenaires d'échange potentiels. "Je vais gratter ton dos si vous grattez le mien" fonctionne seulement si je sais que vous allez répondre avec quelque chose de comparable à la parité. Ce sens moral de l'équité est ancré dans nos cerveaux, une émotion partagée telle qu'observée dans la plupart des gens et des les primates, y compris des personnes de cultures non occidentales et de ceux qui vivent de façon similaire à nos ancêtres paléolithiques.

Lorsqu'il s'agit de l'argent, comme dans la plupart des autres aspects de la vie, la raison et la rationalité sont forgées de toutes pièces par des émotions et des sentiments.



Michael Shermer est l'éditeur de Skeptic magazine, chroniqueur de "Scientific American", et l'auteur de "The Mind of the Market: Compassionate Apes, Competitive Humans and Lessons from Evolutionary Economics."

NOTE: Cet article est une traduction informelle de l'article original apparaissant ici, un service pour les lecteurs de ce carnet web.
Lire le billet original sur mon carnet web en anglais ici

11 janvier 2008

Une pensée impromptue à propos des résolutions

Idée qui m'est venu ce matin au Toastmasters, thème "Les Résolutions":
"Faire des résolutions ne coûte pas cher.
Passer à l'action chaque jour n'a pas de prix."

- Coach Davender

10 janvier 2008

Podcast:: Succès 101-De la Passion au Profit

Hier soir j'ai animé une téléconférence intitulé "Succès 101: De la Passion au Profit"

Le message principal de la discussion est que nous sommes en train de vivre une transition de l'entrepreneuriat mercantile (le profit avant tout), vers l'entrepreneuriat de relation (le lien de confiance d'abord).

Qu'est-ce que cela veut dire pour le travailleur autonome ou l'entrepreneur?

Au lieu de compétionner sur le prix (toujours un argument perdant), votre avantage principal devient les liens de confiance avec vos clients et la personnalisation de votre offre.


Téléchargez ou écouter la conférence en entier (MP3 11.9MB 52:04)

9 janvier 2008

Une pensée à propos des résolutions

"Souvenez-vous toujours que votre résolution à réussir est plus importante que toute autre chose."
- Abraham Lincoln
Donnez un coup d'envoi gagnant à votre résolution en l'exprimant dans le mode positif: au lieu d'"arrêter" un comportement ou de "perdre" quelque chose, branchez-vous à l'énergie de "commencer" un nouveau comportement ou de "gagner" un avantage.

Fixez votre regard sur le positif, et le changement sera beaucoup plus léger!


Lire mon bulletin hebdomadaire ici:
http://www.davender.com/link/pensee/20080109

8 janvier 2008

Si vous le construisez, ils viendront...

Le sujet du jour à une récente réunion de Toastmasters fut «Inspiration». Pour nous présenter, le Toastmaster du jour nous a demandé de nommer un film ou un livre qui nous inspire.

Le film qui m'inspire à chaque fois que je regarde, c'est "Field of Dreams" ("Jusqu'au bout du rêve"), le film de 1989 avec Kevin Costner.

C'est l'histoire de Ray Kinsella, un fermier de l'Iowa, qui vit heureux avec sa famille, mais aussi avec beaucoup de dettes. Il a peur de finir comme son père, qui n'a jamais pu aller au bout de ses rêves. Un soir d'été, dans son champ de maïs, il entend à sa grande surprise une voix lui répéter "si tu le construis, il viendra..." Kinsella rase alors ses champs et construit un terrain de base-ball. C'est le début d'une aventure fantastique qui lui permettra de vivre son plus grand rêve.

En regardant le film, je me vois comme le fermier, Ray, lorsqu'il entend la voix. J'entends des échos de ce qui m'a poussé à quitter ma carrière militaire en 1994 et à démarrer ma première entreprise au lieu de faire comme les autres et me faire embaucher par une boîte de consultants. Cette voix m'a aussi réveillé de ma torpeur, me poussant à laisser le projet troublé dans lequel j'étais impliqué à la mi-1998, ce qui m'a conduit à faire le grand saut de carrière de l'ingénierie jusqu'au coaching (qui était une profession quasi inconnue en 1999-2000).

Je me vois dans les actions et les réactions du personnage de Costner lorsqu'il entend la voix, ressentant l'envie de faire quelque chose, et pourtant il continue à l'étape suivante, dans la foi, sans un plan apparent, mais toujours en mesure de voir la prochaine étape.

En dépit de tous les signes du contraire, comme la menace d'éviction de sa ferme, la pression de son frère pour vendre les terrains et payer une partie de ses dettes, la réaction de la communauté, de l'improbabilité totale de tout ce projet farfelu... quelque soit les difficultés, le fermier Kinsella reste fidèle à sa vision et à son intuition.

C'est bizarre, mes yeux font toujours une sorte de réaction allergique qui provoque des larmes à la fin du film, la caméra faisant le gros plan pour démontrer la longue file de visiteurs qui serpente des dizaines de kilomètres pour voir le "Field of Dreams": le rêve devient réalité.

Pour faire le saut et créer votre propre projet d'entreprise, vous devez être motivé par plus que la seule nécessité économique. Votre pourquoi doit être plus grand que l'argent, car c'est sûr qu'il y a des moyens plus faciles et moins risqués pour gagner votre blé. En fin de compte, la passion de l'entrepreneuriat, c'est une vocation de la plus haute sorte.

"Construisez-le et ils viendront" ne signifie pas seulement de le construire et de s'asseoir et d'attendre qu'ils viennent, mais de le construire en engageant les autres dans la passion de votre vision, en suivant votre intuition et en vous servant de l'inspiration pour déterminer la prochaine étape.

Un bilan financier ni une analyse du marché ne tiennent compte de la vraie valeur d'une idée, ni de tout ce que représente un projet d'entreprise. Il y a des choses dans la vie qui doivent être faites, peu importe ce que dit l'argent. C'est cette voix intérieure que doit suivre le solopreneur allumé.

Un certain niveau de planification stratégique est nécessaire, mais votre plan tout seul ne garantira votre succès. Seul un sens clair de qui vous êtes (votre mission) et de ce que vous voulez (votre vision) peuvent vous guider à créer une nouvelle réalité en dépit de tout les obstacles.

Il ne faut donc pas se laisser prendre dans une boucle sans fin de planification et de l'élaboration de stratégies. Ayez une vision globale de ce que vous voulez bâtir, et puis laissez le «comment» se dévoiler à vous avec chaque pas vers l'avant. Parfois l'étape suivante suggérée par cette voix intérieure peut sembler étrange, mais si vous croyez en votre vision et dans Qui Vous Êtes Vraiment, vous finirez par créer ce que vous deviez créer...et ils viendront.

6 janvier 2008

Lorsqu'il ne vous reste plus de rêves

Récemment, j'ai animé un atelier pour une équipe d'entrepreneurs indépendants. Ce sont des gens formidables, et la journée fut un grand succès.

Lors d'un des premiers exercices, chaque personne devait partager ses objectifs de revenu de 90 jours et de deux à trois ans, ainsi que leur réponse à cette question: "Quels rêves prévoyez-vous accomplir au cours des trois à dix prochaines années?"

En écoutant leurs réponses, je suis devenu de plus en plus curieux. Presque toutes les réponses à la question à propos des rêves pouvaient être classées dans l'une de trois catégories: soit les voyages, la maison ou le soin de soi-même (lire, se mettre en forme, etc).

Et puis il y eut une réponse qui m'a vraiment arrêté. Une participante partagea: "Eh bien, mon rêve c'était d'avoir une piscine dans la cour arrière, mais nous l'avons eu l'été dernier. J'imagine que je suis à court de rêves!"

Pourquoi est-ce que les rêves de la plupart des gens sont à propos de choses ou d'expériences à consommer? Est-ce qu'un rêve est vraiment un rêve, si vous le pouvez allez au bout de celui-ci?

Je crois que le but d'un rêve est de déclencher la passion - la tension positive qui se crée entre la réalité du présent et le futur qui sera une nouvelle réalité. Cette tension créative alimente notre quête de progrès, la croissance et l'évolution, et nous pousse à l'action.

Cependant, nous sommes bombardés tous les jours avec des messages nous exhortant à acheter, acheter, acheter, dans lequel l'acte de la consommation est promu à un rituel ultime menant à la création d'une vie plus désirable, d'une expérience plus excitante, d'un corps plus mince, d'un visage plus jeune, d'une vie de couple plus intime, et bien le paradis sur terre... Nous devenons conditionnés à voir le rêve en termes d'acquisition et de consommation, et on s'embarque sur la recherche de plus d'argent pour acheter le rêve, que ce soit en travaillant plus longtemps, en achetant des billets de 6/49, ou en s'endettant par les cartes de crédit (ou une combinaison des trois...)

Le piège de ce "rêve du consommateur", c'est qu'une fois l'objet du rêve acheté ou consommé, le rêve meurt et la tension créatrice s'évapore avec lui. Pensez au syndrome du lendemain de Noël, à peine quelques heures après que les cadeaux sont déballés, les jouets sont poussés dans un coin, non utilisés, alors que l'enfant commence à hurler pour réclamer la prochaine bebelle.

Se motiver avec des rêves de consommation, c'est s'alimenter d'un carburant sale et non renouvelable. Forcé de rêver de choses de plus en plus grandes pour maintenir l'élan, "supersizing" pour une plus grande maison, une voiture plus rutilante, on arrive au bout des ses moyens, n'ayant nulle part où aller, sauf en "dépression", mentale, mais aussi économique (illustration: la crise économique américaine en raison de l'insolvabilité des hypothèques).

Le caractère limité des "rêves de consommateur" conduit à une mentalité de survie, rongeant la passion, grugeant la volonté de continuer, se rendant aveugle des possibilités. Je vis cette expérience avec une de mes belles-soeurs. Même si elle est une personne bien intentionnée avec un grand coeur, elle est tellement enfermée dans cette mentalité de consommation que le stress et l'inquiétude au sujet de ses finances actuelles et futures, érodant sa santé et celle de mon frère, même s'ils ont un revenu combiné dans les six chiffres et plus...

Mais quelle est l'alternative? Quel genre de rêve peut créer de l'énergie renouvelable, constructive, inspirante?

Gandhi a dit: "Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde."

Et c'est là que réside la véritable clé de la passion durable: trouvez le changement que vous voulez voir dans le monde.

Un rêve durable, un rêve qui motive à long terme, c'est de faire un impact dans le monde, créant une énergie positive, une différence dans l'évolution dans notre société, notre environnement, notre planète, ou notre conscience, pour que ces aspects soient plus en harmonie avec notre mission, nos valeurs, notre véritable essence.

Pour moi, le rêve ultime était celui communiqué par le président John F. Kennedy, l'appel en 1962 aux Américains pour mettre un homme sur la Lune. Cet appel à l'action déclencha un bond considérable dans la créativité et l'ingéniosité, qui fait écho encore aujourd'hui, quarante ans plus tard.

Autres grands rêveurs ont transformé leur monde à leur manière, penser à Mère Teresa, ou Bill Gates ( "un ordinateur sur chaque bureau"), ou Mary Kay Ash, ou Sam Walton, ou Anita Roddick (Body Shop), ou Ray Kroc (McDonalds), ou Martha Stewart, ou Henry Ford. Au Québec, nos Pierre Péladeau, Joseph-Armand Bombardier, Guy Laliberté, Louis Garneau, et même la mairesse Andrée Boucher...

Imaginez si tout ce que Guy Laliberté voulait, c'était un peu plus d'argent pour payer son loyer et acheter une voiture. Aurait-il eu la passion et l'énergie pour inventer toute une nouvelle catégorie d'entreprise à l'échelle internationale?

Une passion durable vient d'un rêve qui transforme notre environnement en une expression de Qui On Est Vraiment...

Un vrai rêve est plus grand que toute personne physique, mais il doit commencer par soi-même.

Un vrai rêve peut prendre plus longtemps que toute une vie à réaliser, mais elle doit commencer par ce que Martin Luther King appelait "la féroce urgence du moment présent"...

Un vrai rêve crée de l'espace pour faire de grandes choses et génère de façon durable l'énergie pour passer à l'action massive...

S'il ne vous reste pas de rêves à accomplir, c'est parce que ce n'était pas vraiment un rêve. Commencez à rêver des rêves qui créent de la place pour des résultats puissants, des résultats qui peuvent changer votre petit (ou gros) coin de la terre...

Quel est le changement que vous voulez voir dans le monde?

Combien grand osez-vous rêver?

3 janvier 2008

Une pensée à propos de l'engagement

«Savoir ne suffit pas, nous devons l'appliquer.
Vouloir ne suffit pas, nous devons le faire."
-- Johann van Goethe
Cette pensée me fait penser à une expression québécoise qui me fait sourire à chaque fois que je le dis: "Que vos bottines suivent vos babines!"

L'engagement, c'est "je fais ce que je dis est le plus important pour moi." Il s'agit de passer de l'intention à l'action.

Une résolution sans action est sans signification. L'action n'a pas besoin d'être révolutionnaire, il suffit de démarrer avec de petits pas de bébé.

Lorsque j'ai commencé à courir en 1984, ma résolution était de me mettre en forme. Je ne pouvais à peine courir deux coins de rue. Je me sentais tellement conscient de ce que je devais avoir l'air, mais je l'ai fait, un peu à la fois. Ce petit voyage autour du pâté de maisons me mena un peu plus loin, jusqu'à ce que je cours des marathons et même que je survive des duathlons (course-vélo-course) et des triathlons (1km nage, 40km vélo, 10km course).

Ma nouvelle forme physique m'a libérée pour maîtriser d'autres sports, comme le ski alpin, le ski de télémark, le vélo de randonnée (la côte ouest américain et des courses de vélo sur glace au nord de l'Alberta!), le camping sauvage, et tant d'autres merveilleuses aventures.

Vingt-quatre ans plus tard, je pratique toujours le jogging. J'ai eu des hauts et des bas, mais j'y suis encore! Et je suis reconnaissant d'avoir continué ces bonnes habitudes développées il y a si longtemps...

La clé de l'action permanente est de reprogrammer des vieilles façons d'être en de nouveaux rituels: des comportements positifs, fréquents, conscients et automatiques qui créent des résultats qui sont en alignement avec ma mission, ma vision et l'expérience de la vie que je veux vraiment.

Aujourd'hui, si je dois annuler ma session d'activité physique quotidienne, je me sens mal à l'aise, stressé, presque comme si je n'avais eu ma dose de "drogues"! Aussitôt que j'accomplis mon rituel de mise en forme de la journée, qu'il s'agisse d'aller courir ou faire des poids ou du spinning, le stress s'en va et je peux me concentrer sur la prochaine tâche. (C'est pourquoi, personnellement, je préfère faire mes workouts le matin pour que je me sente à l'aise pour le reste de la journée)

Mettre en place des rituels de succès, cela commence par faire une étape à la fois. À l'égard de votre résolution, quelle serait une action quotidienne simple, brève, et stimulante que vous pouvez commencer dès aujourd'hui?

Faites du succès un rituel, en prenant chaque jour un petit pas vers les résultats que vous voulez vraiment!

Bulletin "La pensée du Coach" du 3 janvier

Le bulletin de la semaine est disponible ici:
http://www.davender.com/link/pensee/20080103

1 janvier 2008

Bonne année! Qu'allez-vous créer avec votre 2008 toute neuve?

Et bien, maintenant que 2008 est arrivée, bienvenue!

Vous voici avec un inventaire tout neuf de temps, un entrepôt rempli à craquer, plus un bonus... une journée de plus qu'en 2007! (Regardez votre agenda du 29 février 2008...)

Mais attention, une fois que vous avez brisé le sceau, 2008 a une date d'expiration et il ne s'en fait plus comme ça...

Qu'allez-vous faire de votre 2008 toute blanche, toute neuve?